Le Bangladesh prépare une réforme importante de sa politique de visas.
Le gouvernement bangladais a constitué un comité ministériel chargé de réviser la Visa Policy 2006 et de finaliser le projet de Visa Policy 2026. Cette nouvelle étape a été décidée lors d’une réunion du cabinet organisée le 2 juillet 2026 à Dacca.
Selon la Bangladesh Sangbad Sangstha (BSS), l’agence nationale de presse du pays, ce comité est présidé par le ministre des Finances. Il doit formuler des recommandations afin de rendre les règles d’entrée et de sortie des ressortissants étrangers plus simples, plus encadrées et plus adaptées aux objectifs économiques du pays.
Une réforme destinée à remplacer la politique de 2006
Le Bangladesh dispose actuellement d’une politique de visas introduite en 2006. Le projet de Visa Policy 2026 vise à moderniser ce cadre, près de vingt ans après sa mise en place.
Les autorités bangladaises présentent cette réforme comme un outil destiné à faciliter les déplacements internationaux, tout en conservant un contrôle sur les conditions d’entrée dans le pays. D’après les éléments communiqués à l’issue de la réunion du cabinet, la nouvelle politique doit notamment favoriser les investissements étrangers, les déplacements d’affaires, l’arrivée de professionnels qualifiés, le développement du tourisme et de l’hôtellerie, ainsi que le transfert de technologies et de connaissances.
Le projet s’inscrit aussi dans une logique de sécurité nationale et d’équilibre diplomatique. Les autorités indiquent que la future politique restera guidée par le principe de réciprocité, un point important dans la gestion des visas, des exemptions ou des frais applicables aux ressortissants étrangers.
34 catégories de visas dans le projet officiel
Le projet de Visa Policy 2026, publié au printemps par le ministère bangladais de l’Intérieur, prévoit une architecture détaillée des visas.
Le document préparatoire mentionne 34 catégories de visas, avec pour chacune des conditions, des durées de validité, des possibilités d’extension et des documents justificatifs. Cette nouvelle classification concerne notamment les visites officielles, les déplacements d’affaires, les investisseurs, les travailleurs, les étudiants, les journalistes, les voyageurs médicaux, les accompagnants, les activités religieuses ou encore les visas de transit.
L’objectif semble être de mieux distinguer les profils de voyageurs et les motifs de séjour, plutôt que de traiter l’ensemble des demandes dans un cadre administratif trop général. Pour les voyageurs, les entreprises et les institutions, l’enjeu sera surtout de savoir si cette future politique rendra les démarches plus lisibles et plus rapides une fois adoptée.
L’e-Visa figure dans les documents préparatoires
Le projet officiel fait également référence à un système d’e-Visa. Le texte indique que, lorsqu’un visa délivré par un programme informatique ou par voie électronique sera introduit, le numéro de visa devra être mentionné selon le code prévu par le programme.
Cette mention ne signifie pas encore que le Bangladesh lance immédiatement un e-Visa pleinement opérationnel pour tous les voyageurs. Elle montre toutefois que le visa électronique est bien intégré dans la réflexion officielle autour de la nouvelle politique.
Dès 2022, le Bangladesh évoquait déjà la mise en place d’un système d’e-Visa destiné à moderniser ses formalités d’entrée. La nouvelle Visa Policy 2026 pourrait donc constituer une étape supplémentaire vers cette évolution, même si les modalités pratiques restent encore à confirmer.
Pour l’instant, le portail officiel bangladais permet déjà de remplir certaines demandes de visa en ligne, notamment pour un nouveau visa, une extension, le « No Visa Required » ou encore le visa à l’arrivée. Mais cette procédure conserve une étape physique, puisque le demandeur doit imprimer le formulaire et présenter le dossier auprès du bureau des visas ou de la mission bangladaise compétente. La mise en place d’un véritable e-Visa représenterait donc une évolution plus nette du parcours voyageur.
Le visa à l’arrivée également encadré
Le projet de politique de visas contient aussi des dispositions relatives au visa à l’arrivée (Visa on Arrival).
Selon le document préparatoire, certains ressortissants pourraient obtenir un visa à l’arrivée de 30 jours, à entrée unique, dans des ports d’entrée désignés, pour certains motifs de voyage. Le texte cite notamment les investisseurs et partenaires de développement invités par le gouvernement ou une autorité d’investissement, les voyageurs provenant de pays où le Bangladesh ne dispose pas de mission diplomatique, certains ressortissants voyageant pour tourisme ou affaires, les personnes d’origine bangladaise, ainsi que les titulaires de passeports diplomatiques ou liés aux Nations unies.
Le projet prévoit également que les autorités puissent examiner les documents présentés à l’arrivée, comme l’invitation, la réservation hôtelière, le billet retour ou les justificatifs financiers. Là encore, ces éléments relèvent du projet en cours d’examen et devront être confirmés dans la version finale.
L’éclairage VisasNews
Le Bangladesh n’annonce pas encore une nouvelle formalité à remplir dès maintenant, mais le pays prépare clairement une refonte de son système de visas. Pour les voyageurs, le sujet à suivre sera surtout l’éventuelle transformation du parcours actuel en véritable e-Visa. La mention existe dans le projet officiel, mais les modalités pratiques, les nationalités concernées et le calendrier restent encore à confirmer.






