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Afrique du Sud : l’ETA coûte désormais 500 rands et s’ouvre à davantage de voyageurs

L’Afrique du Sud applique désormais un droit de traitement de 500 rands, soit environ 27 €, à son autorisation de voyage électronique (ETA). Dans le même temps, le portail commence à s’ouvrir au-delà des quatre nationalités du projet pilote.

Rédigé par VisasNews

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Afrique du Sud : l’ETA coûte désormais 500 rands et s’ouvre à davantage de voyageurs
L’Afrique du Sud commence à élargir l’accès à sa nouvelle autorisation de voyage électronique © Depositphotos

Six jours après le lancement officiel de l’Electronic Travel Authorisation (ETA) par le président Cyril Ramaphosa à l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg, le nouveau système d’autorisation de voyage électronique de l’Afrique du Sud entre dans une nouvelle phase.

Depuis le 17 août 2026, son utilisation est désormais facturée 500 rands, soit environ 27 €, tandis que les premiers tests réalisés par les experts de VisasNews et d’Action-Visas montrent que le portail commence également à s’ouvrir à de nouvelles nationalités.

Un droit de 500 rands officiellement en vigueur

Le nouveau tarif est désormais inscrit dans la réglementation sud-africaine.

Le Department of Home Affairs a publié le 17 août 2026 au Government Gazette le règlement définitif modifiant les frais prévus par l’Immigration Act.

Publié sous la Government Notice R.7834 dans la Gazette n° 55209, le texte instaure un « electronic processing fee » de 500 rands expressément applicable à l’ETA. La réglementation est entrée en vigueur dès sa publication.

Cette précision est notable puisque le projet de règlement publié le 27 juillet présentait initialement ces 500 rands comme des frais de traitement électronique applicables plus largement aux visas et permis déposés en ligne. La version définitive rattache explicitement ce montant à l’Electronic Travel Authorisation.

Pour les voyageurs soumis à visa, ces 500 rands correspondent au traitement électronique de l’ETA. Lorsque des droits de visa sont également dus, ceux-ci peuvent venir s’ajouter au coût de la procédure.

Le portail commence à s’ouvrir au-delà des quatre pays pilotes

Jusqu’à récemment, le système était essentiellement associé à sa phase pilote, lancée pour les voyageurs de Chine, d’Inde, d’Indonésie et du Mexique.

Le Department of Home Affairs avait cependant annoncé à plusieurs reprises que cette première étape devait être suivie d’un élargissement progressif. Lors de la présentation initiale du dispositif, le ministère expliquait qu’une fois le système stabilisé, l’ETA avait vocation à devenir le point d’entrée numérique pour les visas touristiques des autres nationalités soumises à visa.

Le portail officiel de l’ETA eta.dha.gov.za emploie aujourd’hui une formulation plus large. Il indique que l’autorisation permet aux voyageurs provenant de pays soumis à visa et éligibles de se rendre en Afrique du Sud pour du tourisme ou des visites sans devoir passer par la procédure traditionnelle de visa.

Surtout, le portail ajoute désormais explicitement que les voyageurs exemptés de visa peuvent eux aussi demander une ETA, notamment afin de bénéficier d’un traitement plus fluide lors de leur passage à la frontière.

Une ETA obtenue avec un passeport français

Les experts en formalités de voyage de VisasNews et d’Action-Visas ont voulu vérifier concrètement cette évolution. Ce 18 août 2026, nos équipes ont réalisé une demande complète sur le portail officiel en utilisant un passeport français.

La France bénéficiant d’une exemption de visa pour les séjours allant jusqu’à 90 jours, cette demande permettait de vérifier si l’ouverture annoncée aux voyageurs exemptés était déjà effective.

Le test a été concluant.

L’ensemble de la demande a pu être effectué en ligne, les nouveaux frais de 500 rands ont été réglés et le Department of Home Affairs a successivement transmis une confirmation de paiement puis une confirmation d’enregistrement du dossier.

Environ 30 minutes après le paiement, le résultat était disponible : la demande apparaissait comme approuvée et l’ETA pouvait être téléchargée depuis l’espace personnel.

L’autorisation délivrée dans le cadre de ce test permet plusieurs entrées en Afrique du Sud, est valable jusqu’en août 2027 et rappelle que les voyageurs doivent remplir une déclaration de voyage avant leur départ.

Exemple d'ETA approuvée pour l'Afrique du Sud

Ce test confirme donc que le portail n’est plus techniquement limité aux quatre nationalités initialement concernées par le projet pilote et qu’un voyageur français, européen, américain, australien ou encore japonais exempté de visa peut désormais effectuer volontairement toute la procédure ETA.

Pour les voyageurs dispensés de visa sud-africain, cette autorisation reste toutefois facultative : leur exemption de visa pour les courts séjours n’est pas supprimée.

Le déploiement reste partiel pour les voyageurs soumis à visa

L’ouverture du portail ne signifie cependant pas encore que toutes les nationalités soumises à visa peuvent utiliser l’ETA.

Les experts de VisasNews et d’Action-Visas ont également réalisé un test d’éligibilité avec un passeport d’une nationalité soumise à visa.

Dans ce cas, la procédure n’a pas pu se poursuivre et le portail a affiché le message : « Unable to process your application due to program participation requirements », indiquant que la demande ne pouvait pas être traitée en raison des conditions de participation au programme.

Ce test montre que l’accès à l’ETA reste, à ce stade, sélectif pour les nationalités soumises à visa et que leur intégration au nouveau dispositif n’est manifestement pas encore achevée.

Cette situation correspond aux annonces du Department of Home Affairs, qui présente depuis plusieurs mois l’extension de l’ETA comme un déploiement progressif.

En mai 2026, le ministre de l’Intérieur Leon Schreiber indiquait déjà que les travaux techniques nécessaires à l’élargissement du dispositif étaient en cours et que l’ETA serait prochainement ouverte aux touristes de davantage de pays.

En juillet dernier, le ministre décrivait encore le système comme opérationnel pour les quatre pays pilotes tout en annonçant une extension prochaine.

Les tests réalisés par VisasNews et Action-Visas suggèrent donc que cette phase d’élargissement est désormais engagée, avec une ouverture déjà effective pour certains voyageurs exemptés de visa, tandis que l’accès reste encore limité pour une partie des nationalités soumises à visa.

Trois aéroports actuellement indiqués pour utiliser l’ETA

Le déploiement reste également progressif du côté des points d’entrée.

Au moment de notre test, le portail officiel indique que l’ETA peut être utilisée pour une arrivée avec un passeport ordinaire par :

  • OR Tambo International Airport, à Johannesburg ;
  • Cape Town International Airport, au Cap ;
  • Lanseria International Airport, dans la région de Johannesburg.

Les autorités ont également annoncé l’intégration de King Shaka International Airport, à Durban, dans le déploiement du nouveau dispositif, mais cette possibilité n’apparait pas encore dans l’interface utilisée lors de notre test.

L’ETA doit progressivement être étendue à davantage de points d’entrée et, à plus long terme, à d’autres catégories de visas.

Une ouverture à suivre au jour le jour

La situation observée ce 18 août montre que l’ETA sud-africaine est actuellement dans une phase de montée en puissance.

Le droit de traitement de 500 rands est désormais officiellement applicable, les voyageurs exemptés de visa commencent à pouvoir utiliser concrètement le dispositif, mais toutes les nationalités soumises à visa ne semblent pas encore avoir accès à la nouvelle plateforme.

Les listes d’éligibilité et les points d’entrée disponibles sont donc susceptibles d’évoluer rapidement à mesure que le Department of Home Affairs poursuit le déploiement technique du système.

L’éclairage VisasNews

Le lancement officiel de l’ETA ne signifie pas que cette formalité est devenue obligatoire pour tous les voyageurs. Les Français, Européens et Américains conservent notamment leur exemption de visa pour les séjours allant jusqu’à 90 jours. Notre test confirme cependant qu’ils peuvent désormais demander volontairement une ETA et acquitter les 500 rands de frais de traitement. À l’inverse, le blocage observé pour certaines nationalités soumises à visa montre que l’ouverture reste progressive. Dans cette phase de déploiement, il est donc essentiel de vérifier l’éligibilité directement sur le portail officiel avant d’engager une demande.

Fort de plus de 30 ans d’expérience dans les démarches administratives pour les voyageurs et les professionnels du secteur touristique, VisasNews est le 1er média francophone d’informations et d’actualités sur les formalités de voyage à travers le monde.

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