L’autorisation de voyage électronique (ETA) de l’Afrique du Sud devrait prochainement devenir payante.
Dans un projet de règlement publié le 27 juillet 2026 à la Government Gazette, le ministère sud-africain de l’Intérieur propose d’instaurer des frais de traitement électronique de 500 rands, soit environ 26 euros, pour chaque demande d’ETA.
Cette évolution accompagnerait la prochaine phase de déploiement du dispositif, que les autorités souhaitent progressivement étendre aux voyageurs de tous les pays soumis à visa.
Des frais de traitement électronique de 500 rands
La première version de l’ETA a été lancée en octobre 2025, initialement dans le cadre des réunions du G20 organisées en Afrique du Sud. Depuis son lancement, la plateforme fonctionne sans frais spécifiques, faute notamment de solution de paiement directement intégrée au système.
Le Department of Home Affairs estime désormais que ce fonctionnement entièrement subventionné ne peut pas être maintenu durablement. Le ministère indique être prêt à ajouter un module de paiement en ligne et propose donc de fixer les frais de traitement à 500 rands par demande d’ETA.
Le projet réglementaire va toutefois au-delà de la seule autorisation de voyage électronique. Son barème prévoit des frais de 500 rands pour l’ensemble des demandes de visas et de permis « soumises et traitées en ligne ». Ces frais de traitement électronique pourraient ainsi s’ajouter aux droits de visa déjà applicables selon la catégorie demandée et la nationalité du voyageur.
Un coût différent selon le régime de visa
Pour les ressortissants soumis à la fois à l’obligation de visa et au paiement des droits consulaires, le coût total annoncé serait de 925 rands. Cette somme comprendrait les 500 rands de traitement électronique et les 425 rands actuellement facturés pour un visa de visiteur.
Les voyageurs soumis à visa, mais bénéficiant d’une exemption de droits consulaires, ne paieraient que les 500 rands correspondant au traitement de leur demande sur la plateforme ETA.
Le ministère compare cette future tarification au système actuellement externalisé. Selon ses calculs, certains demandeurs doivent aujourd’hui régler 1 550 rands de frais auprès du prestataire chargé de recevoir les dossiers, auxquels s’ajoutent 425 rands de droits de visa, soit un total de 1 975 rands. Le passage par l’ETA ramènerait donc leur facture à 925 rands.
L’ETA resterait facultative pour les voyageurs exemptés de visa
Le projet apporte également une précision importante pour les nationalités bénéficiant déjà d’une exemption de visa.
Dans un premier temps, ces voyageurs ne seraient pas obligés de demander une ETA. Ils pourraient continuer à utiliser leur exemption sans frais, mais auraient la possibilité de solliciter volontairement l’autorisation de voyage électronique afin de bénéficier, selon les autorités, d’un passage plus rapide et plus fluide à la frontière.
Dans ce cas, ils devraient eux aussi payer les 500 rands de frais de traitement. Le ministère assure que cette approche doit permettre d’encourager l’utilisation du nouveau système sans remettre en cause les exemptions de visa existantes.
Pour les voyageurs français et européens, aucune nouvelle formalité obligatoire n’est donc annoncée à ce stade. Ces visiteurs restent exemptés de visa pour les séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours et ne seraient concernés par les frais que s’ils choisissaient volontairement d’utiliser l’ETA lorsque cette possibilité leur sera ouverte.
Un déploiement encore limité à quatre nationalités
La plateforme ETA de l’Afrique du Sud (eta.dha.gov.za) est actuellement accessible aux ressortissants adultes de Chine, d’Inde, d’Indonésie et du Mexique, titulaires d’un passeport ordinaire.
Les voyageurs doivent également prévoir une arrivée à l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg, à l’aéroport international du Cap ou à l’aéroport de Lanseria. Les entrées par d’autres points de passage restent soumises aux procédures habituelles.
Lors de la présentation du système en septembre 2025, le ministère de l’Intérieur avait expliqué que ces quatre pays constitueraient la première étape du déploiement. L’ETA doit ensuite devenir progressivement le principal point d’accès aux visas touristiques pour les ressortissants de tous les pays soumis à visa.
Aucun calendrier détaillé ni nouvelle liste de nationalités n’a toutefois encore été publié pour cette extension.
Le projet de règlement indique que les nouveaux frais entreraient en vigueur le 17 août 2026. Le gouvernement recueille cependant les observations du public jusqu’au 11 août, ce qui signifie que le texte peut encore être modifié avant son adoption définitive.
L’éclairage VisasNews
Le montant de 500 rands figure bien dans un document officiel, mais il s’agit encore d’un projet de règlement. Pour les voyageurs exemptés de visa, notamment les Français et Européens, l’ETA resterait facultative dans un premier temps et les séjours sans visa continueraient de ne générer aucuns frais. La date du 17 août 2026 devra être confirmée par la publication du texte définitif après la clôture de la consultation publique.







