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Plus de 10 millions de visas Schengen délivrés en 2025, loin du niveau d’avant-Covid

Les demandes de visas Schengen de court séjour ont légèrement progressé en 2025. Les consulats des États de l’espace Schengen ont reçu près de 12 millions de dossiers, un volume encore nettement inférieur aux niveaux observés avant la pandémie.

Rédigé par VisasNews

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Plus de 10 millions de visas Schengen délivrés en 2025, loin du niveau d’avant-Covid
Près de 12 millions de demandes de visas Schengen de court séjour ont été déposées en 2025, selon les nouvelles statistiques publiées par la Commission européenne © Depositphotos

La demande mondiale de visas Schengen continue de se redresser, mais sans retrouver son rythme d’avant-Covid.

Selon les données publiées le 28 mai 2026 par la Commission européenne, les consulats des pays de l’Union européenne et des États associés à l’espace Schengen ont reçu 11,93 millions de demandes de visas de court séjour en 2025. Ce chiffre marque une progression de 1,8 % par rapport à 2024, année durant laquelle 11,7 millions de demandes avaient été enregistrées.

La hausse est plus nette par rapport à 2023, avec une augmentation de 15,5 %. La reprise reste toutefois partielle, les demandes demeurant très en dessous des 17 millions de dossiers déposés en 2019, avant la crise sanitaire.

Le visa Schengen de court séjour permet, lorsqu’il est accordé, de séjourner jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours dans l’espace Schengen. Il concerne notamment les voyages touristiques, familiaux, professionnels ou de transit pour les ressortissants de pays soumis à visa.

Plus de 10 millions de visas délivrés en 2025

Les États Schengen ont délivré un peu plus de 10 millions de visas uniformes en 2025, contre 9,7 millions en 2024. La progression atteint donc environ 3 % sur un an, mais le niveau reste là aussi inférieur à celui de 2019, lorsque près de 15 millions de visas avaient été accordés.

Le taux de refus global est resté stable, à 14,8 %, soit le même niveau qu’en 2024. Cette stabilité générale masque toutefois des écarts importants selon les pays où les demandes ont été déposées. La Commission européenne relève par exemple une baisse des refus en Fédération de Russie, en Algérie et en Éthiopie, mais une hausse marquée dans plusieurs pays africains, notamment au Cap-Vert, en République démocratique du Congo, au Sénégal et au Burundi.

Dans les données détaillées, certains marchés affichent des taux de refus particulièrement élevés. Le Sénégal dépasse 51 %, le Nigeria approche 48 %, le Ghana atteint 46,5 %, tandis que la République démocratique du Congo dépasse 40 %. À l’inverse, plusieurs pays à forte demande présentent des taux de refus nettement plus bas, comme la Chine, avec un peu plus de 4 %, ou l’Arabie saoudite, autour de 6 %.

Chine, Turquie et Inde restent les principaux pays de dépôt des demandes

Le classement des principaux pays de dépôt des demandes change peu.

Les consulats situés en Chine arrivent largement en tête, avec 1,81 million de demandes de visas Schengen enregistrées en 2025. Ils devancent ceux situés en Turquie, avec 1,27 million de dossiers, et en Inde, avec 1,15 million de demandes.

La Fédération de Russie reste au quatrième rang avec près de 679 000 demandes, devant le Maroc, qui totalise environ 620 000 dossiers. Viennent ensuite le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, l’Algérie, les Émirats arabes unis et la Thaïlande.

Ces chiffres confirment le poids de plusieurs marchés asiatiques et du Golfe dans la demande de visas Schengen, tout en montrant que certains bassins traditionnels, notamment en Afrique du Nord, continuent de représenter des volumes très importants.

La France reste le premier pays destinataire des demandes

Du côté des États Schengen, la France demeure de loin le premier pays destinataire des demandes de visas de court séjour. Les consulats français ont reçu plus de 3,1 millions de dossiers en 2025 et délivré environ 2,65 millions de visas.

L’Espagne arrive en deuxième position avec plus de 1,7 million de demandes, devant l’Allemagne, qui enregistre près de 1,5 million de dossiers. L’Italie suit avec un peu plus d’un million de demandes, puis les Pays-Bas, la Grèce et la Suisse.

Cette répartition illustre le rôle central des grandes destinations touristiques et économiques européennes dans la délivrance des visas Schengen. Elle confirme également la forte concentration de la demande sur quelques États, alors même qu’un visa Schengen uniforme permet, sauf restriction particulière, de voyager dans l’ensemble de l’espace Schengen pendant la durée autorisée.

Un visa délivré sur deux autorise des entrées multiples

En 2025, 51,2 % des visas Schengen délivrés étaient des visas à entrées multiples. Cela représente un peu plus de 5,13 millions de visas, soit une légère baisse par rapport à 2024, où cette proportion atteignait 52,2 %.

Les visas à entrées multiples permettent à leur titulaire d’entrer et de sortir plusieurs fois de l’espace Schengen pendant la période de validité du visa. Ils sont particulièrement importants pour les voyageurs fréquents, les professionnels, les familles ayant des liens réguliers avec l’Europe ou les personnes amenées à effectuer plusieurs déplacements sur une même période.

Les taux varient fortement selon les pays où les demandes sont déposées. Les consulats situés dans plusieurs pays du Golfe, notamment en Arabie saoudite, à Bahreïn, à Oman ou au Koweït, délivrent très majoritairement des visas à entrées multiples, avec des proportions supérieures à 85 % dans les données 2025. À l’échelle mondiale, la part reste toutefois proche d’un visa délivré sur deux.

Les visas délivrés aux frontières restent marginaux

Les États Schengen ont également délivré 83 790 visas aux frontières extérieures en 2025, contre 85 118 en 2024. Ce volume reste très faible au regard des plus de 10 millions de visas délivrés par les consulats.

L’Espagne concentre la plus grande partie de ces visas aux frontières, avec 27 007 délivrances, loin devant les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, la France et la Belgique. Les principaux points concernés sont souvent des ports ou des points de passage liés au trafic maritime, comme Barcelone, Rotterdam, Anvers, Le Pirée, Gênes, Hambourg ou Le Havre.

Ces visas délivrés aux frontières ne constituent pas une alternative ordinaire au visa demandé avant le départ. Ils restent encadrés et réservés à des situations particulières, tandis que la demande consulaire demeure la voie normale pour les voyageurs soumis à visa.

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