La mesure, publiée sur la plateforme geoconsul.gov.ge du Département consulaire du ministère des Affaires étrangères de Géorgie, introduit une obligation uniforme pour l’ensemble des touristes étrangers, quels que soient leur pays d’origine ou la durée de leur séjour.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, toute personne étrangère souhaitant entrer en Géorgie pour des raisons touristiques devra présenter une police d’assurance maladie et accident valide.
Concrètement, chaque visiteur devra être en mesure de fournir une assurance, au format papier ou électronique, rédigée en géorgien ou en anglais. Ce document pourra être exigé lors des contrôles aux frontières, qu’il s’agisse d’une entrée par voie aérienne, terrestre ou maritime.
La couverture d’assurance ne devra pas être inférieure à 30 000 GEL (environ 9 500 €), soit un montant destiné à garantir la prise en charge de soins médicaux, d’hospitalisation ou de conséquences financières liées à un accident survenu pendant le séjour.
Les autorités géorgiennes indiquent que la police pourra être souscrite aussi bien auprès d’une compagnie d’assurance géorgienne que d’un assureur étranger, à condition que les garanties répondent aux critères fixés par la loi.
Des exigences précises sur le contenu du contrat d’assurance
Au-delà du montant de couverture, la loi encadre strictement les informations que doit contenir la police d’assurance. Celle-ci devra notamment mentionner :
- les parties au contrat d’assurance,
- le territoire couvert, incluant explicitement la Géorgie,
- l’objet de l’assurance,
- les dates de début et de fin de validité,
- les risques assurés,
- les limites de la somme assurée,
- ainsi que le montant de la prime, son lieu et ses modalités de paiement.
Autre point essentiel : la police devra couvrir l’intégralité de la durée du séjour, y compris les jours d’arrivée et de départ. Une assurance partielle ou limitée à certaines dates pourrait donc être jugée non conforme.
Des exemptions prévues par la loi
Selon les autorités et plusieurs analyses publiées dans la presse locale et internationale, cette réforme poursuit un double objectif.
D’une part, elle vise à renforcer la sécurité des touristes, en s’assurant qu’ils disposent de moyens financiers suffisants pour faire face à des imprévus médicaux ou à des accidents.
D’autre part, elle permet de limiter les coûts supportés par le système de santé géorgien, régulièrement confronté à la prise en charge de visiteurs non assurés. En imposant une couverture minimale, l’État entend clarifier les responsabilités financières et éviter que des situations d’urgence ne se traduisent par des dépenses publiques imprévues.
La loi prévoit toutefois plusieurs exceptions à cette obligation. En sont notamment dispensés :
- les titulaires de visas diplomatiques ou spéciaux;
- les détenteurs de passeports diplomatiques, officiels, de service ou spéciaux;
- les employés accrédités des missions diplomatiques, des représentations consulaires et des organisations internationales, ainsi que les membres de leur famille disposant d’une accréditation;
- les personnes bénéficiant d’un droit d’entrée en vertu de traités ou accords internationaux;
- les conducteurs assurant des transports internationaux de marchandises ou de passagers par la route.
Ces exemptions s’inscrivent dans les pratiques diplomatiques et les engagements internationaux habituels de la Géorgie.
Ce que cela change pour votre futur voyage en Géorgie
Pour les voyageurs prévoyant de se rendre en Géorgie à partir de 2026, cette évolution implique d’anticiper davantage la préparation du séjour. L’assurance voyage devient une pièce aussi essentielle que le passeport, le visa ou le billet d’avion.
Les autorités recommandent de souscrire l’assurance avant le départ, afin d’éviter tout risque de refus d’entrée ou de complication administrative à la frontière.
À mesure que la date d’entrée en vigueur approche, les professionnels du tourisme et de l’assurance s’attendent à une adaptation progressive des offres, avec des contrats spécifiquement conçus pour répondre aux exigences géorgiennes.
Visa pour la Géorgie : une politique d’entrée largement libérale
Dans ce contexte, l’instauration d’une assurance obligatoire ne marque pas un durcissement global des conditions d’accès au territoire, mais s’inscrit plutôt dans la continuité d’une politique d’ouverture maîtrisée menée de longue date par la Géorgie. Le pays demeure en effet l’un des plus libéraux de la région en matière de circulation des voyageurs.
Une large partie des visiteurs internationaux bénéficie d’une exemption de visa, notamment les ressortissants de l’Union européenne, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada, de l’Australie ou du Japon, autorisés à séjourner jusqu’à douze mois consécutifs sans formalité préalable.
Pour les nationalités soumises à visa, les autorités géorgiennes ont amorcé, dès le milieu des années 2010, une modernisation de leurs procédures avec la mise en place du visa électronique (e-Visa). Introduit en 2015, le portail evisa.gov.ge a permis de dématérialiser entièrement la demande, réduisant les délais et supprimant, dans la majorité des cas, l’obligation de se rendre dans une représentation diplomatique.
Accessible à plusieurs dizaines de pays, l’e-Visa est généralement délivré en quelques jours pour des séjours touristiques de courte durée, moyennant des frais modérés, de l’ordre de 20 à 40 dollars selon la catégorie.







