À compter du 25 février 2026, l’autorisation de voyage électronique (ETA) sera strictement exigée pour l’ensemble des visiteurs dispensés de visa se rendant au Royaume-Uni pour des séjours de courte durée, jusqu’à six mois.
Jusqu’ici, une phase de tolérance était appliquée, notamment depuis l’extension du dispositif aux citoyens européens le 2 avril 2025.
Cette période transitoire prendra fin dès le 25 février prochain, date à laquelle les voyageurs exemptés de visa britannique, ressortissants des 84 pays et territoires éligibles à l’ETA, et ne disposant pas d’une autorisation valide ne pourront plus embarquer ni entrer légalement au Royaume-Uni.
Tandis que le cout de l’ETA avait déjà été revu à la hausse quelques jours après son expansion aux citoyens européens, passant de 10 à 16 £ le 9 avril 2025, le gouvernement britannique annonce qu’une nouvelle augmentation du prix de l’ETA est en préparation.
Royaume-Uni: une nouvelle hausse du prix de l’ETA annoncée
Si vous prévoyez de prochainement (re)découvrir Londres, Édimbourg, Cardiff ou encore Belfast, et ne disposez pas d’ETA déjà valide, l’anticipation de cette formalité de voyage pourrait s’avérer judicieuse.
Car en effet, actuellement fixée à 16 £ (environ 19 €), l’ETA devrait bientôt voir son prix porté à 20 £, soit environ 23 €, sans qu’un calendrier précis n’ait encore été communiqué.
« Comme pour tous nos frais, le coût d’une ETA est révisé régulièrement, et nous avons l’intention d’augmenter le coût d’une ETA à 20 £ à l’avenir », annonce le Home Office, précisant qu’il fournira « plus d’informations en temps voulu ».
Cette augmentation figure dans un texte réglementaire récemment publié par les autorités britanniques, qui revoit à la hausse plusieurs frais liés à l’immigration et à la nationalité.
Ce document, approuvé par le Parlement et le Trésor, prévoit notamment de relever le plafond tarifaire de l’ETA de 16 à 20 £, tout en actant des hausses comparables pour d’autres démarches administratives (visas, titres de séjour,…).
Cette augmentation devrait également s’appliquer aux frais d’autorisation de voyage électronique prochainement requise pour se rendre dans les bailliages de Jersey et de Guernesey ainsi qu’à l’île de Man, territoires pour lesquels l’ETA doit aussi être progressivement mise en place dans le cadre de l’extension du dispositif.
Un dispositif numérique rapide et accessible
L’ETA permet aujourd’hui plusieurs entrées au Royaume-Uni pour des séjours pouvant aller jusqu’à six mois sur une période de deux ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport du titulaire.
L’autorisation électronique de voyage est conçue comme une démarche entièrement dématérialisée. Les demandes s’effectuent principalement via l’application mobile « UK ETA », ou sur le site GOV.UK pour les personnes ne disposant pas de smartphone.
Selon le gouvernement britannique, la majorité des demandes donnent lieu à une réponse automatisée en quelques minutes, bien qu’un délai de trois jours ouvrables avant le départ soit recommandé pour anticiper d’éventuels contrôles supplémentaires.
À travers l’ETA, les autorités britanniques entendent renforcer la sécurité aux frontières en recueillant, avant le voyage, des informations biographiques, biométriques et des éléments relatifs à l’aptitude et au casier judiciaire des visiteurs.
Ce dispositif s’inscrit dans une approche déjà adoptée par plusieurs pays, dont les États-Unis, le Canada, l’Australie et bientôt l’Union européenne, visant à filtrer les voyageurs avant leur arrivée.
Près de 20 millions d’ETA déjà délivrées
Les voyageurs en transit passant par le contrôle des passeports britanniques doivent être titulaires d’une ETA, contrairement à ceux transitant par les aéroports d’Heathrow et de Manchester sans franchir ce contrôle.
Les citoyens britanniques et irlandais restent exemptés de cette obligation, tout comme certaines catégories de résidents légaux en Irlande dans le cadre de la zone de voyage commune. Les personnes disposant de la double nationalité britannique sont, quant à elles, invitées à voyager avec un passeport britannique valide afin d’éviter des contrôles renforcés.
Depuis le lancement du programme en octobre 2023 et jusqu’à la fin du mois de septembre 2025, 19,6 millions d’autorisations de voyage électroniques ont été accordées, selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement britannique.







