Désormais pleinement déployée, l’autorisation électronique de voyage au Royaume-Uni « ETA » (Electronic Travel Authorisation) est devenue obligatoire pour la grande majorité des voyageurs dispensés de visa britannique, notamment ceux venant d’Europe, des États-Unis, du Canada ou encore d’Australie.
Lors du lancement du système en octobre 2023, le prix de l’ETA avait été fixée à 10 £, avant d’être relevé à 16 £ il y a un an, tarif actuellement en vigueur.
Comme révélé par VisasNews, une nouvelle augmentation tarifaire était en préparation ces dernières semaines, au regard des déclarations des autorités britanniques et d’une récente décision du Parlement visant à modifier les plafonds légaux de plusieurs frais liés à l’immigration et à la nationalité.
Celle-ci est désormais confirmée.
Selon la grille officielle des frais d’immigration et de nationalité, mise à jour par le ministère britannique de l’Intérieur ce mercredi 18 mars, à compter du 8 avril 2026, le prix de l’ETA pour le Royaume-Uni passera à 20 £ (environ 24 €), soit une hausse de 4 £. En un peu plus de deux ans, le coût de cette autorisation de voyage aura ainsi doublé.
L’ETA étant valable deux ans, les voyageurs peuvent s’y prendre dès maintenant pour demander leur autorisation de voyage avant que le tarif ne grimpe, et ainsi profiter du prix actuel de 16 £.
Visas de visite au Royaume-Uni : une hausse modérée mais généralisée
La nouvelle grille tarifaire confirme également une augmentation des principaux visas de visite, avec des hausses globalement comprises entre 6 % et 7 %.
Le visa de court séjour (jusqu’à 6 mois) passe ainsi de 127 £ à 135 £.
Les visas de visite longue durée suivent la même tendance :
- 2 ans : 475 £ → 506 £
- 5 ans : 848 £ → 903 £
- 10 ans : 1 059 £ → 1 128 £
Ces ajustements restent mesurés mais concernent l’ensemble des visas de visite, qu’il s’agisse de séjours touristiques, professionnels ou familiaux.
Travail, études et installation : des augmentations sur la plupart des parcours
Au-delà du tourisme, la revalorisation des frais touche également les principales voies d’immigration économique et académique.
Les visas de travail qualifié augmentent de manière homogène. Par exemple, une demande déposée depuis l’étranger pour un emploi de trois ans ou moins passe de 769 £ à 819 £, tandis qu’un visa de plus longue durée atteint désormais 1 618 £ (contre 1 519 £).
Côté étudiants, le visa principal passe de 524 £ à 558 £, confirmant une hausse identique pour les demandes effectuées depuis l’étranger ou depuis le Royaume-Uni.
Les parcours vers l’installation (settlement) sont également concernés, avec des augmentations plus marquées. La voie vers le règlement atteint désormais 2 064 £, contre 1 938 £ auparavant.
Nationalité et autres démarches : une revalorisation étendue
La hausse des frais ne se limite pas aux visas. Elle concerne aussi les démarches liées à la nationalité britannique et à certains titres de séjour.
La demande de naturalisation passe ainsi de 1 605 £ à 1 709 £, tandis que l’enregistrement de la nationalité pour un adulte atteint 1 540 £.
À noter une exception notable : les frais d’enregistrement pour les enfants sont revus à la baisse, passant de 1 214 £ à 1 000 £, soit une diminution de 214 £.
L’ensemble de ces nouveaux tarifs s’appliquera à compter du 8 avril 2026. Les demandes soumises avant cette date resteront soumises aux tarifs actuels, tandis que toute démarche initiée à partir de cette échéance relèvera de la nouvelle grille.







