Immigration New Zealand (INZ) a annoncé ce 4 septembre une nouvelle étape dans la dématérialisation de ses procédures de visa.
À compter du 1er octobre 2026, l’administration néo-zélandaise cessera d’accepter les demandes sur formulaire papier pour 24 catégories de Visitor Visa ainsi que pour le Transit Visa. Les voyageurs concernés devront utiliser le système numérique Enhanced Immigration Online pour présenter leur dossier.
Les principaux visas concernés par la fin des demandes papier
La mesure englobe notamment le Visitor Visa classique, utilisé par les ressortissants soumis à visa pour un séjour touristique, ainsi que les visas destinés aux voyages d’affaires, aux groupes ou à certaines catégories particulières de visiteurs.
Les 24 catégories de visas visiteur concernées sont :
- General Visitor Visa ;
- Business Visitor Visa ;
- Group Visitor Visa, y compris les groupes bénéficiant du régime Approved Destination Status (ADS) ;
- Academic Visitor Visa ;
- Adoption Visitor Visa ;
- Adoption Pre-citizenship Visitor Visa ;
- Antarctic Traveller Visitor Visa ;
- Arts and Music Festival Visitor Visa ;
- Culturally Arranged Marriage Visitor Visa ;
- Crew joining a Ship or Plane Visitor Visa ;
- Dismissed Worker Visitor Visa ;
- Escort of Medical Patients Visitor Visa ;
- German Law Student Visitor Visa ;
- Guardian Visitor Visa ;
- Medical Treatment Visitor Visa ;
- Occupational Registration Visitor Visa ;
- Parent and Grandparent Visitor Visa ;
- Pitcairn Islander Visitor Visa ;
- Private Yacht or Plane Visitor Visa ;
- Short-term Entertainment Act Visitor Visa ;
- Sports Events Visitor Visa ;
- Super Yachts Visitor Visa ;
- Tour Escort Visitor Visa ;
- Visiting Media Visitor Visa.
Le Transit Visa est également concerné : à partir du 1er octobre, lorsqu’un voyageur doit obtenir ce visa pour transiter par la Nouvelle-Zélande, sa demande devra elle aussi être effectuée en ligne.
Les dossiers papier déposés avant le 1er octobre resteront valables
Cette évolution ne remet pas en cause les demandes déjà engagées.
Immigration New Zealand précise que tout dossier papier déposé avant le 1er octobre 2026 continuera d’être traité normalement. Les demandeurs n’auront donc pas à présenter une nouvelle demande en ligne.
Après cette date, le recours au formulaire papier ne sera toutefois plus possible pour les visas concernés, sauf circonstances exceptionnelles. Les personnes estimant ne pas pouvoir utiliser le service numérique devront contacter Immigration New Zealand afin que leur situation soit examinée.
La Nouvelle-Zélande accélère la migration de ses visas vers Immigration Online
La suppression du papier s’inscrit dans une transition déjà engagée depuis plusieurs mois.
Depuis le 24 août 2026, les nouvelles demandes de Group Visitor Visa et de Tour Escort Visitor Visa sont notamment dirigées vers Enhanced Immigration Online.
Une autre échéance interviendra le 24 septembre 2026 : à partir de cette date, il ne sera plus possible de créer de nouvelles demandes pour la plupart des visas visiteur depuis l’ancien système Immigration Online. Les nouvelles demandes devront être commencées sur la plateforme améliorée.
Les personnes disposant encore d’un brouillon dans l’ancien système pourront le terminer pendant une courte période. Le 8 octobre 2026, les formulaires concernés seront fermés et les brouillons restant dans l’ancien système seront supprimés. Les demandes déjà transmises continueront en revanche d’y être accessibles pendant leur traitement.
Immigration New Zealand explique que le nouveau système doit notamment permettre le téléversement des justificatifs, le suivi de la demande en temps réel, une meilleure adaptation du formulaire à la situation du demandeur et une réduction des erreurs, notamment grâce à la lecture automatique des données du passeport.
Certains visas visiteur peuvent encore être demandés par les canaux actuels
Tous les visas de visite ne sont pas immédiatement concernés par la suppression du papier.
Immigration New Zealand maintient pour le moment les procédures existantes pour plusieurs catégories, notamment les visas destinés aux partenaires et enfants de militaires, d’étudiants ou de travailleurs, ainsi que les Partner of a New Zealander Visitor Visa et Child of a New Zealander Visitor Visa.
Sont également exclus de la réforme du 1er octobre le Trafficking Child Victim Visitor Visa, le Temporary Retirement Visitor Visa et le Refugee Claimant Visitor Visa.
L’administration prévient toutefois que la possibilité de déposer ces demandes sur papier pourrait elle aussi être supprimée ultérieurement.
Pas de changement pour les voyageurs français bénéficiant de la NZeTA
La réforme ne signifie pas que les ressortissants actuellement exemptés de visa devront demander un Visitor Visa.
Les titulaires d’un passeport français, belge, suisse ou canadien, notamment, figurent toujours parmi les nationalités bénéficiant de l’exemption de visa pour les courts séjours en Nouvelle-Zélande. Ils peuvent séjourner jusqu’à trois mois sans demander préalablement de Visitor Visa, sous réserve de disposer avant leur voyage d’une New Zealand Electronic Travel Authority (NZeTA) et de satisfaire aux conditions d’entrée.
La NZeTA reste également utilisable par les voyageurs des pays exemptés de visa qui effectuent un transit international à l’aéroport d’Auckland. Certains ressortissants de pays qui ne bénéficient pas de l’exemption de visa pour un séjour en Nouvelle-Zélande peuvent également transiter avec une NZeTA lorsqu’ils appartiennent à la liste spécifique des pays dispensés de Transit Visa.
L’éclairage VisasNews
La mesure annoncée par Immigration New Zealand ne crée pas une nouvelle obligation de visa : elle modifie avant tout la manière de déposer les demandes pour les voyageurs qui ont déjà besoin d’un visa. Dès le 1er octobre 2026, le Visitor Visa classique, le visa d’affaires, le visa de groupe ou encore le Transit Visa feront partie des procédures pour lesquelles le dépôt numérique deviendra la règle. Pour les voyageurs français et la plupart des ressortissants européens se rendant en Nouvelle-Zélande pour un court séjour, la NZeTA reste la formalité préalable à effectuer avant le départ.







