Dans une circulaire datée du 19 mai 2026 (consultable en fin d’article), le Département l’Immigration et de l’Émigration du Sri Lanka indique que le nouveau dispositif d’émission gratuite de visas touristiques (ETA) pour 40 pays sélectionnés entrera en vigueur le 25 mai 2026.
Cette circulaire traduit la mise en œuvre concrète d’une mesure déjà approuvée par le Cabinet le 30 mars 2026, puis validée par le Parlement sri-lankais, visant à accorder une autorisation de voyage électronique « ETA » touristique gratuite aux ressortissants de ces 40 pays. Le document demande aux autorités compétentes, ainsi qu’aux missions diplomatiques sri-lankaises à l’étranger, d’informer les voyageurs des nouvelles règles applicables.
Cette confirmation officielle met donc fin aux incertitudes sur la date de lancement de la mesure, attendue depuis plusieurs années. Pour les visiteurs concernés, le changement est important, puisque les frais d’ETA ne seront donc plus facturés dès demain pour les séjours touristiques de courte durée.
Une ETA reste obligatoire avant le départ
La gratuité ne signifie pas la disparition de la formalité. Le document précise que les ressortissants des 40 pays concernés devront toujours obtenir une Electronic Travel Authorization (ETA) avant leur arrivée au Sri Lanka.
Cette exigence s’appliquera également aux ressortissants des Maldives, des Seychelles et de Singapour, qui devront eux aussi passer par le système ETA alors qu’ils en étaient jusque-là dispensés. La circulaire précise par ailleurs que l’ETA sera également traitée gratuitement pour ces trois nationalités. Dans le cas particulier des Maldives, les voyageurs bénéficieront d’un visa touristique de 90 jours via ce système, en vertu d’un accord bilatéral de réciprocité.
Autre précision importante pour les voyageurs ayant déjà entamé leurs démarches : les frais d’ETA payés avant le 25 mai 2026 ne seront pas remboursés.
Un séjour de 30 jours avec double entrée
Selon la circulaire, les touristes des 40 pays sélectionnés pourront obtenir un visa touristique gratuit valable 30 jours autorisant une double entrée à compter de la première arrivée sur le territoire sri-lankais.
En pratique, cela signifie qu’un voyageur pourra entrer une première fois au Sri Lanka, quitter le pays, puis revenir une seconde fois dans la limite de validité accordée. Le texte précise toutefois que, lors de cette seconde entrée, seul le reliquat de la période initiale de 30 jours sera accordé.
Les voyageurs qui souhaiteront prolonger leur séjour au-delà de ces 30 jours pourront demander une extension de visa, mais cette prolongation restera payante, selon les frais habituels applicables.
Les 40 pays concernés
À compter du 25 mai 2026, les ressortissants des pays suivants seront éligibles à un visa ETA touristique gratuit de 30 jours :
| Afrique du Sud | Corée du Sud | Israël | Pakistan |
| Allemagne | Danemark | Italie | Pays-Bas |
| Arabie saoudite | Émirats arabes unis | Japon | Pologne |
| Australie | Espagne | Kazakhstan | Qatar |
| Autriche | États-Unis | Koweït | République tchèque |
| Bahreïn | Finlande | Malaisie | Royaume-Uni |
| Belgique | France | Népal | Russie |
| Biélorussie | Inde | Norvège | Suède |
| Canada | Indonésie | Nouvelle-Zélande | Suisse |
| Chine | Iran | Oman | Turquie |
Le texte précise en outre que les titulaires de passeports diplomatiques, officiels, de service ou ordinaires de ces pays sont éligibles au régime annoncé.
Un nouveau levier pour soutenir le tourisme
Avec cette mesure, le Sri Lanka cherche clairement à renforcer son attractivité auprès de plusieurs de ses marchés touristiques prioritaires. La liste retenue couvre en effet une grande partie de l’Europe, plusieurs pays d’Asie, le Moyen-Orient, ainsi que des marchés majeurs comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Inde, la Chine ou l’Australie.
L’objectif est de réduire le coût d’entrée dans le pays tout en conservant un contrôle préalable via l’ETA. Autrement dit, Colombo assouplit la dimension financière de la formalité, mais ne renonce pas au filtrage administratif avant l’embarquement. Pour les voyageurs, la mesure simplifie surtout le budget du séjour, sans supprimer la nécessité de préparer son autorisation de voyage en amont.









