Face aux perturbations régionales liées à la crise actuelle au Moyen-Orient, le Koweït a décidé d’assouplir temporairement certaines règles migratoires.
Dans son communiqué, le ministère koweïtien de l’Intérieur indique que tous les visas de visite arrivant à expiration ou déjà expirés dans le contexte actuel seront automatiquement prolongés d’un mois.
La mesure est rétroactive à compter du 28 février 2026, date à laquelle les premières perturbations liées à la situation régionale ont commencé à affecter les déplacements internationaux.
Point important pour les voyageurs concernés : aucune démarche administrative n’est requise. La prolongation sera appliquée directement via les systèmes électroniques du ministère de l’Intérieur, sans qu’il soit nécessaire de se rendre au Département général de la résidence.
Les autorités précisent également que tous les frais administratifs et les éventuelles amendes seront exceptionnellement annulés pendant cette période, afin de tenir compte des circonstances extraordinaires.

Trois mois supplémentaires pour certains résidents bloqués à l’étranger
La seconde mesure annoncée concerne les résidents du Koweït actuellement hors du pays.
Normalement, les titulaires d’un permis de résidence koweïtien ne peuvent pas rester à l’étranger au-delà d’une certaine durée sans risquer de perdre leur statut.
Or, de nombreux résidents se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de revenir au Koweït, en raison des perturbations du trafic aérien et des restrictions liées à la crise régionale.
Pour éviter toute pénalisation, le ministère annonce l’octroi automatique d’une autorisation d’absence supplémentaire de trois mois pour les résidents concernés. Là encore, la procédure sera entièrement traitée via les systèmes électroniques, sans formalités en personne et sans frais administratifs.
Les autorités indiquent par ailleurs que ces délais pourraient être prolongés si la situation régionale venait à se détériorer.
Un espace aérien perturbé depuis le début de la crise
Ces mesures interviennent dans un contexte de fortes perturbations du trafic aérien au Moyen-Orient depuis ce week-end.
À la suite de l’escalade militaire impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, plusieurs pays de la région, dont le Koweït, le Qatar, l’Irak, Israël ou encore les Émirats arabes unis, ont temporairement fermé ou fortement restreint leur espace aérien pour des raisons de sécurité.
Le 28 février 2026, les autorités koweïtiennes ont ainsi annoncé la fermeture temporaire de l’espace aérien national, entraînant l’annulation ou le détournement de nombreux vols internationaux.
Dans l’ensemble de la région, des milliers de vols ont été suspendus ou réacheminés, plusieurs compagnies internationales ayant interrompu leurs dessertes vers les principaux hubs du Golfe.
Cette situation a laissé des centaines de milliers de voyageurs bloqués ou contraints de modifier leur itinéraire, tandis que certains pays ont commencé à organiser des vols de rapatriement ou des solutions alternatives.
Une politique de visas déjà largement numérisée au Koweït
Depuis le début de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, plusieurs pays, comme le Sri Lanka, l’Indonésie, la Thaïlande ou encore le Qatar, ont déjà ajusté leurs règles migratoires afin d’éviter que les voyageurs ne soient pénalisés par des circonstances indépendantes de leur volonté.
Ces mesures exceptionnelles visent principalement à éviter les situations d’« overstay » involontaire, qu’il s’agisse de touristes incapables de quitter le pays ou de résidents bloqués à l’étranger.
En temps normal, l’entrée au Koweït repose sur un système combinant visas délivrés par les représentations diplomatiques, visas à l’arrivée et autorisations électroniques de voyage. Les ressortissants de plusieurs dizaines de pays peuvent ainsi obtenir un visa électronique (e-Visa), via la plateforme officielle du ministère de l’Intérieur kuwaitvisa.moi.gov.kw, avant leur départ.
Cette procédure en ligne permet généralement d’obtenir une autorisation de séjour de 90 jours pour des motifs touristiques ou de visite, simplifiant les formalités d’entrée pour de nombreux voyageurs internationaux.







