Afrique - Ghana

Avec son futur e-Visa, le Ghana veut « rendre les voyages beaucoup plus simples »

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a confirmé hier que le Ghana lancerait son régime d’e-Visa dès le mois de mai. Il a également réaffirmé que les voyageurs africains bénéficieraient d’un visa électronique gratuit, quand les autres nationalités pourraient devoir s’acquitter d’un montant d’environ 250 dollars.

Rédigé par VisasNews

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Avec son futur e-Visa, le Ghana veut "rendre les voyages beaucoup plus simples"
Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre des Affaires étrangères du Ghana, le 15 avril 2026 © MFA Ghana

La mise en place du futur e-Visa du Ghana a été confirmée une nouvelle fois ce mercredi 15 avril, lors de la visite de travail de la vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang au ministère des Affaires étrangères à Accra.

Lors d’une allocution suivant cette réunion, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a présenté plusieurs réformes en cours, dont les avancées sur les accords d’exemption de visa et le déploiement, dès le mois prochain, du dispositif de visa électronique, notamment gratuit pour les Africains.

Cette prise de parole s’inscrit dans une séquence déjà engagée depuis le début du mois, quand la présidence ghanéenne avait annoncé qu’à partir du 25 mai 2026, date de la Journée de l’Afrique, les voyageurs africains pourraient obtenir leur e-Visa en ligne sans frais.

Le gouvernement présente cette évolution comme un outil de facilitation des déplacements, mais aussi comme un levier pour les échanges, l’investissement et l’attractivité du pays.

Un e-Visa présenté comme plus simple et plus sécurisé, mais toujours obligatoire pour les Africains

Dans ses déclarations, Samuel Okudzeto Ablakwa a clairement relié cette réforme à une volonté de modernisation.

Le ministre s’est dit « heureux d’annoncer que, dès le mois prochain, en mai, le Ghana déploiera un régime d’e-Visa afin de faciliter les déplacements vers le pays ». Il a présenté cette évolution comme un moyen de moderniser les démarches et de « rendre les voyages au Ghana beaucoup plus simples », en particulier pour certains profils comme les investisseurs. Il a aussi insisté sur le fait que le futur système ne serait pas seulement pensé comme un outil de simplification administrative. Selon lui, le dispositif sera relié à la base de données d’Interpol, ainsi qu’aux systèmes API et PNR, afin de permettre « des vérifications et un filtrage appropriés » avant l’entrée sur le territoire ghanéen.

Samuel Okudzeto Ablakwa a aussi cherché à lever un malentendu qui accompagne l’annonce du lancement de l’e-Visa depuis plusieurs jours, de nombreuses interprétations ayant laissé entendre que le Ghana allait dispenser de visa les ressortissants africains…

« Il existe beaucoup de malentendus à ce sujet », a-t-il d’abord affirmé, expliquant ensuite que certains faisaient, selon lui, un amalgame entre visa gratuit et dispense de visa, autrement dit entre “free visa” et “visa-free”. « Un visa gratuit signifie simplement que, si vous êtes Africain, vous n’aurez pas à payer les frais de visa », a-t-il dit, ajoutant que « cela ne signifie pas que vous serez exempté de la procédure de demande de visa ».

Autrement dit, les ressortissants africains resteront soumis à une demande, à un examen du dossier et à des vérifications consulaires, même si le coût en sera supprimé pour eux à compter du lancement du visa électronique.

Vers un e-Visa à 250 dollars pour les voyageurs non africains ?

Le ministre a également pris soin de rassurer sur le maintien des filtres à l’entrée. Il a rappelé que chaque demande ferait toujours l’objet d’un examen, avec un contrôle assuré par les autorités consulaires.

Samuel Okudzeto Ablakwa a insisté sur le fait que les autorités vérifieraient que le demandeur remplit les conditions requises et qu’il ne présente pas de risque, en rappelant que le système sera connecté à plusieurs bases de données criminelles. Le ministre a avertit que le Ghana se réserverait toujours le droit de refuser l’entrée à une personne ayant un casier judiciaire ou dont les intentions paraîtraient douteuses.

Si les Africains se rendant au Ghana sont appelés à bénéficier d’un e-Visa gratuit, le dispositif annoncé ne sera cependant pas sans frais pour les autres nationalités.

« Nos amis venant d’autres régions du monde devront payer environ 250 dollars lorsque nous déploierons le régime de visa électronique », a ainsi déclaré Samuel Okudzeto Ablakwa.

Le montant, présenté comme approximatif dans sa formulation, n’apparaît pas encore à ce stade dans un barème officiel détaillé accessible sur les sources gouvernementales consultées. Il faut donc le manier avec prudence.

Si ce montant de 250 US$ se confirmait, il apparaîtrait sensiblement élevé au regard des tarifs actuellement pratiqués par plusieurs missions diplomatiques ghanéennes, et pourrait relancer le débat sur l’attractivité du futur dispositif pour certains voyageurs non africains. Les ambassades du Ghana de Paris et de La Haye affichent par exemple respectivement 70 € et 60 € pour un visa simple entrée de trois mois, tandis que Londres le facture 60 £ et Washington 100 US$ en procédure standard.

Auteur:
La rédaction de VisasNews
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