Le dossier avance, mais il n’est pas encore totalement bouclé.
Selon le communiqué officiel relatif aux décisions du Conseil des ministres du 30 mars 2026, le gouvernement sri-lankais a approuvé la proposition du ministre de la Sécurité publique et des Affaires parlementaires visant à soumettre au Parlement le projet de règlement encadrant la délivrance de visas touristiques gratuits.
Ce texte, préparé par le rédacteur juridique conformément à la loi sur l’immigration et l’émigration, doit désormais obtenir l’aval parlementaire. Il s’agit donc d’une étape procédurale décisive, mais pas encore de l’entrée en vigueur effective du dispositif.
Comme nous l’indiquions déjà dans notre publication d’hier, le ministre sri-lankais des Affaires étrangères et du Tourisme, Vijitha Herath, avait annoncé que le programme de visas gratuits devait être finalisé puis transmis au Conseil des ministres, avec un objectif d’approbation parlementaire en avril. La décision prise le 30 mars confirme donc l’accélération de ce calendrier.
Une liste de pays dévoilée, avec une ambiguïté persistante
Cette avancée s’inscrit dans un contexte de forte attention autour de la fréquentation touristique de l’île.
Déjà évoqué depuis de longs mois, le projet de gratuité des visas / ETA revient aujourd’hui au premier plan comme un outil de relance, dans l’espoir d’attirer davantage de visiteurs étrangers et de conforter la position du Sri Lanka sur le marché touristique régional.
La logique affichée par Colombo est claire : alléger le coût d’entrée sur le territoire pour les voyageurs de marchés jugés stratégiques, en misant sur un dispositif temporaire de six mois, déjà appliqué par le passé et susceptible de produire un effet rapide sur la demande.
Lors de la conférence de presse ayant suivi la réunion du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Nalinda Jayatissa, a présenté la liste des pays appelés à bénéficier du dispositif mais un point mérite toutefois d’être relevé. Les communications officielles évoquent un programme destiné aux ressortissants de 39 pays, mais la liste rendue publique lors de la conférence de presse fait apparaître 40 États…
Cette différence ne remet pas en cause l’orientation générale du projet, mais elle entretient une incertitude sur le périmètre exact de la mesure. Il pourrait s’agir d’un décalage dans la communication gouvernementale, ou d’un ajustement intervenu au fil du processus. En attendant une confirmation formelle, ce léger flottement demeure.
Voici la liste, dévoilée à l’issue du Conseil des ministres, des 40 pays dont les ressortissants devraient être prochainement éligibles à une gratuité d’autorisation de voyage électronique ETA :
- Allemagne, Arabie saoudite, Australie, Autriche, Bahreïn, Belgique, Biélorussie, Canada, Chine*, Corée du Sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Inde*, Indonésie*, Iran, Israël, Italie, Japon*, Kazakhstan, Koweït, Malaisie*, Népal, Norvège, Nouvelle-Zélande, Oman, Pakistan, Pays-Bas, Pologne, Qatar, République tchèque, Royaume-Uni, Russie*, Suède, Suisse, Thaïlande* et Turquie.
* Pays bénéficiant déjà de la délivrance sans frais de l’ETA
Une décision désormais attendue au Parlement
Pour les voyageurs, la prudence reste donc de mise.
Le Sri Lanka a bien validé, au niveau du Conseil des ministres, la poursuite du processus en vue d’accorder des visas touristiques gratuits pour six mois aux ressortissants d’un large groupe de pays. Mais tant que le règlement n’a pas été approuvé par le Parlement et mis en application, il ne s’agit pas encore d’un régime pleinement opérationnel.
Si le texte est validé par les députés, le Sri Lanka rejoindra les destinations qui utilisent la gratuité de visa comme levier de compétitivité touristique. Reste désormais à connaître la date d’entrée en vigueur, les conditions pratiques d’application et la liste finale des pays effectivement concernés.







