Le Département de l’immigration et de l’émigration du Sri Lanka connaît actuellement une perturbation temporaire dans la transmission des avis d’approbation des autorisations de voyage électroniques « ETA » (Electronic Travel Authorization).
Dans un communiqué officiel, l’ambassade du Sri Lanka en Australie confirme que les autorités font en ce moment face à « un retard temporaire dans la délivrance des notifications d’approbation d’ETA ».
De son côté, l’ambassade du Sri Lanka au Royaume-Uni précise que « cette perturbation est due à des circonstances techniques imprévues et est traitée en priorité par les autorités compétentes au Sri Lanka ».
Même tonalité du côté de l’ambassade du Sri Lanka au Vietnam, qui parle également d’un « problème technique imprévu » qui devrait être « résolu dans les meilleurs délais ».
Les voyageurs déjà enregistrés sur le portail ETA peuvent maintenir leur départ
Malgré ces retards administratifs, le message des représentations diplomatiques est clair : les passagers ayant déjà déposé et payé une demande d’ETA sur le portail eta.gov.lk peuvent voyager, même sans avoir reçu l’approbation formelle.
« Les voyageurs ayant déjà soumis une demande d’ETA peuvent néanmoins poursuivre leur voyage vers le Sri Lanka, même s’ils n’ont pas encore reçu l’avis d’approbation de l’ETA », attestent les ambassades sri-lankaises.
Les autorités expliquent que les compagnies aériennes ont été officiellement informées et invitées à faciliter l’embarquement des passagers concernés, même en l’absence de notification d’approbation.
Pour les voyageurs concernés, la régularisation s’effectuera à l’arrivée à Colombo. Les autorités indiquent qu’une « vérification de l’ETA, et les formalités nécessaires, seront effectuées à l’arrivée à l’Aéroport international Bandaranaike (BIA), au Sri Lanka ».
Autrement dit, le processus d’entrée sur le territoire n’est pas suspendu, mais simplement adapté temporairement afin de ne pas pénaliser les voyageurs.
Un nouvel épisode dans un contexte réglementaire mouvant
Cette perturbation intervient dans un contexte déjà marqué par des ajustements récents de la politique d’entrée du Sri Lanka.
Le 15 octobre dernier, les autorités avaient instauré l’obligation d’obtenir l’ETA avant le départ, mettant fin à certaines facilités accordées jusque-là. Une mesure finalement suspendue quelques jours plus tard, face aux difficultés opérationnelles et aux interrogations du secteur touristique.
Parallèlement, Colombo travaille depuis plusieurs mois sur un projet d’extension de la gratuité de l’ETA.
Aujourd’hui, sept pays, à savoir la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, la Russie et la Thaïlande, bénéficient déjà de cette exemption de frais. Selon les annonces faites ces derniers mois, les 33 pays suivants pourraient prochainement s’y ajouter (liste à confirmer) :
- Allemagne, Arabie saoudite, Australie, Autriche, Bahreïn, Belgique, Biélorussie, Canada, Corée du Sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Iran, Israël, Italie, Kazakhstan, Koweït, Népal, Norvège, Nouvelle-Zélande, Oman, Pakistan, Pays-Bas, Pologne, Qatar, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Turquie.
Une mesure attendue par le secteur touristique, mais dont la mise en œuvre tarde encore…







